Abstract - Fuite du Renne sauvage Rangifer tarandus tarandus ...
Volumes / 2006 - volume 12 / 4 / Fuite du Renne sauvage Rangifer tarandus tarandus ...
Fuite du Renne sauvage Rangifer tarandus tarandus en réponse à l’approche directe d’un être humain à pied ou à ski


Eigil Reimers, Frank L. Miller, Sindre Eftestøl, Jonathan E. Colman & Bjørn Dahle
Reimers, E., Miller, F.L., Eftestøl, S., Colman, J.E. & Dahle, B. 2006 : Fuite du Renne sauvage Rangifer tarandus tarandus en réponse à l’approche directe d’un être humain à pied ou à ski.- Wildl. Biol. 12 : 403-413.
 
Le développement des activités humaines de plein air pourrait influencer négativement les populations de rennes et de caribous Rangifer tarandus. Nous avons enregistré le comportement de rennes sauvages lorsqu’un être humain les approchait directement à pied ou à ski à Forolhogna, Norvège, durant les mois de mars, juillet et septembre-octobre 1996. Plus la personne était éloignée lorsqu’elle était détectée pour la première fois, et plus la distance à laquelle le groupe de rennes fuyait était grande. La distance à laquelle les rennes s’éloignaient en réponse à l’approche d’un être humain était maximale en juillet et minimale en septembre-octobre durant le rut d’automne et juste après la fermeture de la chasse. En septembre-octobre, les activités de rut affectaient davantage le comportement des rennes que la perturbation causée par l’approche directe d’un être humain. La distance à laquelle le groupe de rennes répondait par la fuite et la distance à laquelle les animaux s’éloignaient diminuaient avec l’augmentation de la taille du groupe. Au moment de la fuite, lorsque toutes les options étaient disponibles, les rennes fuyaient le plus souvent en amont et contre le vent que le long d’un terrain plat, en aval, en vent arrière ou en vent de travers. Tous les rennes dans un groupe s’avançaient vers l’être humain les approchant avant de prendre la fuite lors de 50% des 82 perturbations observées, l’approche la plus proche était inférieure à 43 m en mars, 24 m en juillet, et 13 m en septembre-octobre. Aucun groupe de rennes ne répondait par la fuite lorsque la personne les approchant se trouvait encore à une distance > 310 m en mars, > 351 m en juillet et > 180 m en septembre-octobre. Compte-tenu du niveau actuel d’activité humaine dans la région, nos observations indiquent que la perturbation causée par l’approche directe d’un être humain n’entraîne pas de conséquences négatives sérieuses pour les rennes, même juste après la saison de chasse.
 
Mots clés :comportement de fuite, perturbation humaine, loisirs,, renne sauvage, Rangifer tarandus tarandus
 
Eigil Reimers, Department of Biology, University of Oslo, P.O. Box 1066 Blindern, 0316 Oslo, Norway, and The Norwegian School of Veterinary Science, P.O. Box 8146 Dep. 0033 Oslo, Norvège, - e-mail: eigil.reimers@bio.uio.no
Frank L. Miller, Canadian Wildlife Service, Prairie & Northern Region, Edmonton, AB, T6B 2X3, Canada - e-mail: frank.miller@ec.gc.ca
Sindre Eftestøl, Jonathan E. Colman & Bjørn Dahle, Department of Biology, University of Oslo,P.O. Box 1066 Blindern, 0316 Oslo, Norvège – adresses e-mails: sindre.eftestol@matnat.uio.no (Sindre Eftestøl); j.e.colman@bio.uio.no (Jonathan E. Colman); bjorn.dahle@bio.uio.no (Bjørn Dahle)
 
Auteur correspondant : Eigil Reimers
 
Reçu le 8 février 2005, accepté le 14 juin 2005
 
Rédacteur associé : Joel berger
 
Translated by Catherine Carter, ONCFS
December 2006